UNE APPROCHE PEDAGOGIQUE

« Avec Le Prochain Train, Nous voilà bien loin des caricaturales interventions en établissements scolaires sur ‘les dangers d’Internet’, avec la confrontation à une oeuvre et l’ouverture d’un espace de parole et de réflexion. »
Stéphanie de Vanssay
Le théâtre comme laboratoire des usages

« Le Prochain Train » a été une des premières pièces à aborder Internet et les mutations technologiques en tant que sujet de réflexion. Dès l’élaboration du projet, l’objet était de provoquer le questionnement sur les pratiques numériques par le biais d’un objet artistique. Le choix des planches s’est très vite imposé comme une évidence, la connivence physique de la scène permettant d’incarner ces interrogations. Dans « Le Prochain Train », la
technologie n’est pas l’histoire. Elle est l’essence
de ce qui se passe mais sans en être le sujet. Ce choix narratif entraine un mouvement d’identification chez le spectateur. Il observe une partie de lui-même dans despersonnages qui migrent une grande partie de leur vie sociale au travers des écrans. Il élabore ainsi une analyse
personnelle et subjective de ses pratiques, au travers desquelles la pièce l’interpelle.
C’est dès lors sans surprise que lorsque la lumière revient, le débat s’engage. Et c’est toute l’idée de cette pièce : poser des questions, donner à réfléchir, sensibiliser à la mutation des Technologies de l’Information et de la Communication afin de donner envie aux spectateurs de faire évoluer leurs comportements numériques.

« Un bel outil pédagogique, une pièce dénuée de jugement et qui force le questionnement.
Un formidable conte sur nos liens à l’ère du numérique »
Podcast Nipedu
Un outil pour débattre
« Le Prochain Train parle très intelligemment des liens entre les personnes à l’ère du numérique. Où nous conduit cette nouvelle technologie ? Comment les réseaux sociaux, les blogs, les tweets, toutes ces applications vont-elles nous transformer ? Ce beau texte attaque bille en tête ces sujets complexes »
Serge Abitboul

Le projet a été monté aux fins de représentations aussi bien en théâtre qu’en milieu scolaire. En tous lieux, il est apparu que la force du texte appelait au débat. Pour exemple, la pièce a été jouée plusieurs fois devant des collégiens (5ème, 4ème, 3ème) et des lycéens (2nde). L’expérience a toujours été
riche, que ce soit dans la réception du texte ou dans la finesse des questions posées. En effet, le traitement humain du thème permet de désamorcer ce qui pourrait faire trop pièce à message : dès lors que l’on prend garde de ne pas être donneur de leçons, on ouvre automatiquement un espace d’échange où la parole peut circuler.
C’est pourquoi nous proposons de précéder ou de faire suivre la pièce d’un débat sur la transformation du lien humain et les comportements numériques à risques. Il est mené sous forme de questions - réponses et est jalonné d’informations méconnues sur l’histoire des TIC. Il invite notamment les collégiens et lycéens à se questionner sur leurs outils et sur la notion de citoyen numérique.
Comme le souligne Hubert Guillaud, l’objet de la
pièce est de « Montrer que la technologie n’est pas qu’une dépendance, mais bien avant tout une conversation avec ceux qui nous importent, collègues et relations... que cette conversation ait lieu depuis les écrans ou sur une scène de théâtre »